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TOUTASSURANCES31

Nathalie RUBIRA Courtier


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#1 01-04-2007 22:24:47

Jeannine
Membre

Et les enfant de pieds-noirs ?

Bonjour,  je suis nouvelle. J'ai signé le livre d'or en écrivant une erreur : Ma grand-mère paternelle, née à Mascara le 13 Juillet 1900 était la fille et non la petite fille de Raoul Cathala, courtier en vin de Mascara.

Je suis fille de pieds-noirs, c'est important : Que deviendra la mémoire quand il ne restera plus que nous, ou plus du tout?
je voulais rectifier cette erreur et vous dire que je suis émue d'être ici, même si je n'interviendrais pas beaucoup.
A bientôt!


Au village sans prétention, j'ai mauvaise réputation  Devinez qui?
Inutile de me donner des conseils, je sais me tromper tout seul. Cépademoi

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#2 03-04-2007 23:09:18

Jeannine
Membre

Re : Et les enfant de pieds-noirs ?

Nostalgie


Combien j’ai souvenance
Du lieu de ma naissance.
Sol de mes premiers pas,
Faubourg de Mascara,
Région où le soleil,
Dore les grappes vermeilles,
Où le vignoble est roi,
Et s’étend au-delà.
A perte de vue les vignes,
Où mûrissent les raisins,
En beaux sillons s’alignent,
Et longent notre chemin.
Puis dans le Sud j’avance,
Lieu de l’adolescence,

A Saïda j’ai grandi,
Passé presque une vie.
Je garde en ma mémoire,
Comme une page d’histoire,
Le nom de toutes ces rues,
De généraux  connus.
Par ces belles nuits d’été,
Où la brume argentée,
Nous prêtait sa clarté,
Comme un dernier baiser.
Douces nuits de volupté.

                                                                               J.L. Molinos
                                                                                  (Paris)
                                                                              « Ensemble »

J'ai trouvé ce poème dans le cahier de ma grand-mère. Elle en a recueillit quelques uns. Je le trouve très émouvant.

Il n'y a personne ?


Au village sans prétention, j'ai mauvaise réputation  Devinez qui?
Inutile de me donner des conseils, je sais me tromper tout seul. Cépademoi

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#3 07-04-2007 20:07:44

Jeannine
Membre

Re : Et les enfant de pieds-noirs ?

E x i l é s

A ma grand-mère paternelle, Reine Cathala, épouse Vaquié
Née à Aïn-Fares (Algérie), le 13 juillet 1900, décédée à Toulouse (France), le 12 août 1998

O Toulouse

Qu’il est loin mon pays, qu’il est loin
Parfois au fond de moi se raniment
L’eau verte du Canal du Midi
Et la brique rouge des Minimes
O mon pâys
O Toulouse
O Toulouse
Je reprends l’avenue vers l’école
Mon cartable est bourré de coups de poings
Ici, si tu cognes tu gagnes
Ici même les mémés aiment la castagne
O mon pâys
O Toulouse
Un torrent de cailloux roule dans ton accent
Ta violence bouillonne jusque dans tes violettes
On se traite de cons à peine qu’on se traite
Il y a de l’orage dans l’air et pourtant
L’église Saint Sernin illumine le soir
D’une fleur de corail que le soleil arrose
C’est peut-être pour ça malgré ton rouge et noir
C’est peut-être pour ça qu’on te dit ville rose
Je revois ton pavé, ô ma citée gasconne,
Ton trottoir éventré sur les tuyaux du gaz
Est-ce l’Espagne en toi qui pousse un peu sa corne
Ou serait-ce dans tes tripes une bulle de jazz !
Voici le Capitole, j’y arrête mes pas
Les ténors enrhumés  tremblaient sous leurs ventouses
J’entends encore l’écho de la voix de papa,
C’était en ce temps là mon seul chanteur de blues…
Aujourd’hui tes buildings grimpent haut
A Blagnac tes avions sont plus beaux
Si l’un me ramène sur cette ville,
Pourrais-je encore y revoir ma pincée de tuiles ?
O mon pâys
O Toulouse
O O TOULOUOUSE!

Paroles et musique Claude Nougaro
                              -----------------------------------------------
                                     Fille de Pieds-Noirs


Nous sommes tous des exilés de quelqu’un ou de quelque part.

Ma grand-mère n’est plus, et je suis en exil. En exil de l’amour maternel, oui ! En exil de la quiétude, du bien être, de la joie et la beauté.
«Raconte-moi l’Algérie Grand-mère ! », et alors pendant des minutes entières, ses mots jamais ne se tarissaient.
Pendant des heures si je l’avais laissée faire !
Grand-mère mon havre de paix, mon bonheur, mon repos. Celle qui me comprenait, me devinait, m’aimait.
Je n’avais pas toujours besoin de parler.
Je me trompais souvent et l’appelait « maman », alors nous riions !
Grand-mère à l’amour inaltérable. C’est auprès d’elle que je venais panser mes plaies. Elle m’aimait tant que sa présence me suffisait, souvent je n’éprouvais même plus le besoin de dire. Dans son sillage, tout s’effaçait.
Grand-mère, mon oasis, mon paradis sur terre !
Notre complicité, nos joies et nos disputes légendaires : Elle était plus têtue que moi ! O combien ! Alors son perpétuel accent pied-noir se faisait plus prégnant. Même nos chamailleries me manquent…
Grand-mère mon amour, grand-mère beauté, simple mais élégante, un tantinet austère, juste ce qu’il faut pour « avoir l’air comme il faut », grand-mère pureté, esprit de jeune fille encore souvent naïve, et pourtant tellement…médium !
Etrange mélange de pureté et de connaissance !
Grand-mère romantique et pourtant volontaire, faisant de sa vie un art : Ses doigts de fée créaient de la dentelle et des broderies à nulles autres pareilles.
A Mascara et à Toulouse, ses doigts couraient sur le clavier du piano Klein….A Mascara et à Oran, devant des musiciens avec qui elle était en duel : De concertos !
Quand elle a du partir, à sa grande surprise, à la fin d’un morceau : « Ils se sont levés d’un coup ! Tous ensemble, muets… », dans un silence terrible, un silence qu’elle entendrait toujours, et qui à travers ses mots, me faisait frissonner.
.
Puis Toulouse et les cours de piano, c’était autre chose. Des cours trop rares pour survivre. C’était  l’exil, la dureté de la vie, l’étroitesse. Rue Raoul Ponchon, que de souvenirs ! Ce coq légendaire élevé en cachette par ma grand-mère sur son minuscule balcon, (en guise de paiement de cours de piano), objet de discussions passionnées, de fou rires, qui ne cessèrent que lorsqu’il finit occis…dans nos assiettes.
Puis avenue de l’URSS, et rue de Faubourg Bonnefoy, en passant le pont Matabiau.
Et pour moi, pensionnaire chez les Sœurs à Sainte Marie de Nevers rue du Taur, tant de fois arpentée et qui ouvre ses bras place du Capitole !
Puis l’externat, ma vie chez elle ! Des années de bonheur!

Car j’ai vécu à Toulouse, outre que j’y suis allée souvent petite fille, et tous les mois pendant des années à l’âge adulte !
Oui, j’ai vécu à Toulouse !
Je l’ai traversée à pied du Nord au Sud, et de l’Est à l’Ouest, et y ai fait les quatre cent coups !
Je peux y revenir, je n‘y suis pas interdite de séjour, mais je suis quand même en exil, car Toulouse, c’est ma grand-mère, et ma grand-mère n’est plus !
De voir couler la Garonne, j’ai mal, de traverser la place du Capitole, j’ai mal, aller rue Saint Rome, et ailleurs : Le bar des Américains, sur la place aux jets d’eaux, et tant d’endroits encore !

Toulouse tu me fais mal parce que je t’aime, je t’ai dans la peau !
Tu me fais mal parce que tu es toute ma vie, une vie maintenant révolue : c’est là que Reine Cathala, épouse Vaquié, y résida, après Mascara, et où mon grand-père mourut deux ans après.
Exilé, errant dans Toulouse à la recherche d’un travail, rongé par le souci et le chagrin, quelque chose se rompit dans son cerveau, et il tomba sur un trottoir de la ville rose.
Il n’eut pas le temps d’apprendre à t’aimer, O Toulouse !
Je suis en exil de Toulouse, parce que Toulouse c’est tout un pan de ma vie, de mes joies, de mes premiers émois, des mes amis Pieds-noirs, et d’un reste de famille divisée -O ! Maudites disputes- Toulouse arrogante, bouillonnante et susceptible, un brin lascive, où se croisent métropolitains et exilés.
Toulouse où soufflait, mêlé au vent d’autan, un vent algérois.

L’Algérie de mes racines, depuis 1830. Pays qui m’était interdit par la rancœur de mon père, sa déception et son chagrin.
Dans le discours de ma famille, éclatée à Paris, Marseille, Montpellier et Toulouse, tu es là sans cesse, Algérie !
Mes albums de famille sont remplies de dunes de sable oranaises, de sourires fiers de mes arrières et arrières grands parents, et de Pères Blancs.
Algérie, pays inconnu, mais tant raconté !
Zora fidèle à la famille…et sa mouna que j’ai tant savourée ! Les pâtisseries orientales, couleurs mordorées, chef d’œuvre du regard, concentré de soleil, mais ruisselantes de miel qui à force m’écoeurait. Je leur préférais le tendre loukoum parfumé aux jolies couleurs pastel.
Les orgies de couscous, blé de ta terre, Algérie ! Le thé à la menthe, et la liqueur de fleur d’oranger, spécialité de ma grand-mère !
Les réunions entre pieds-noirs très exubérantes… ! La musique, les chansons ! La voix ténor de mon père, mon premier et plus grand danseur de tango ! Très sollicité !
Son fort accent pied-noir, et dans son vocabulaire, comme dans celui de sa mère, des endroits qui me faisaient rêver : Al Bahdja « Alger la Blanche », Oran, Constantine, Mascara, Aïn-Sefra, Aïn-Fares, Mostaganem, Colombéchar, Arzew, Tiaret, Tlemcen, et combien d’autres encore !
Et le soleil, le soleil dans le bleu azur…
Lors des ces réunions, je partageais leur fête, je vibrais, j’épousais la fièvre des retrouvailles, j’écoutais les souvenirs échangés de ceux qui avaient hérités et perdu, là-bas, une vie idéale, dans un pays magnifique…grâce à la sueur des premiers colons, leurs ancêtres !
A Toulouse, combien de fois, dans l’autobus, j’accrochais un sourire complice sur mon visage, lorsque j’entendais l’accent Pied-Noir ? Audacieuse, je m’approchais de ces inconnus qui ne semblaient pas choqués, et nous parlions de l’Algérie !
Ma passion pour Enrico Macias, à l’écouter, enfermée pendant des heures dans ma chambre !

C’était compulsif, je recherchais mon identité d’enfant de Pied-Noir, je vibrais pour l’Algérie ! J’étais imprégnée de la passion de ma famille. C’était cela mon héritage !
Mais jamais je n’ai pu épouser leur haine qui surgissait parfois, masque hideux, grimace obscène, qui quelque en soit la cause, me devenait insupportable.
Alors je rejetais l’Algérie, je n’en pouvais plus ! Je me disais « Ce n’est pas moi, cela ! Je n’y peux rien après tout ! ».
J’étais ballottée.

Le Père Becquart, (Révérend Père Henri Becquart) de la Confédération Charles de Foucault, resté comme un membre à part entière de la famille, en France, et que j’ai toujours connu.
C’est lui qui a instruit, lors de leur internat en Algérie, mon père et mes oncles.
Exotique Père Becquart, grande silhouette blanche immaculée, au long chapelet pendant de son cou, avec sa barbe bien taillée, si prolixe, à l’œil vif, qui nous a tant conté ses pérégrinations en Afrique du Sud, et qui nous a tant fait rire lors de soirées interminables !
Il me parlait de sa foi sans jamais me l’imposer, même lorsque je connu une période de révolte anti-cléricale. Mais il me connaissait, il savait mon cheminement, l’exaltation mystique de mon enfance, mes exigences, ma soif d’absolu déçue, et me disait : « Dieu n’aime pas les tièdes ! Alors, pour toi, ça va ! »
Il était simplement un témoin de Dieu, sans ostentation. Auprès de lui j’oubliais les iniquités de l’église. Prêtre de terrain car missionnaire, il était vrai et humble. Nos discussions étaient sans fin. Il était pour moi, à lui seul, l’Afrique toute entière.
Plus tard, dans la maison de retraite des Pères Blancs à Bry sur Marne, il soupirait lorsque je lui apportais des pots de fleurs qu’il me réclamait sans cesse !
Comment les planter dans ce semblant de terre sur son balcon étroit ? « Oui ! C’est pas comme là-bas » me disait-il tout bas ! J’avais mal pour lui ! Et comme s’il avait commit un péché « d’attachement »,  il changeait aussitôt de sujet, d’un ton jovial.

Algérie, pays interdit du vivant de mon père, je ne t’ai pas perdue, je n’ai pas « tout laissé là-bas ».
Cela m’a aidée à mieux comprendre, à me dire souvent : « Heureusement que je ne l’ai pas connue ! Que je n’y suis pas née, que je ne l’ai pas quittée », c’était ma façon de l’aimer par l’absurde !

Mais cela m’a aidée à ne jamais glisser vers la haine, et de la détester cette haine qui enflammait les cœurs de quel côté qu’elle vienne ! Cette haine qui m’a fait si souvent mal que parfois, j’ai caché mon histoire ! C’était trop lourd pour moi, et sans savoir pourquoi, j’éprouvais de la culpabilité…
J’étais lucide : Je savais qu’il était plus facile pour moi d’être objective puisque je n’avais pas subit la déchirure du déracinement, mais que c’était une chance de pouvoir avoir du recul
Simplement parce que dans le discours de ma grand-mère, il n’y a jamais eut de haine : De la nostalgie, du regret, de la peine surmontée, mais jamais de sentiments violents.
Et si mon pauvre père n’a pas pu étouffer son immense colère, ma grand-mère fut là, qui faisait contrepoids.
Parce qu’elle était là, je ne retenais que le désespoir et en oubliais la violence.
Je ne retenais que l’amour et non pas le désir de vengeance.
Quelques soient les causes ou les raisons, le prix avait été assez cher payé, au prix du chagrin et du sang, d’aimer un pays où l’on est né et où l’on a grandi, et dont on vous a chassé.
Quelque soit la couleur du sang.
Quelque soit la race.

Je me suis débattue au milieu de tout cela, j’ai fait la part des choses et tenté de comprendre qui étaient les arabes et les Pieds-Noirs.
Tenté de comprendre qui je suis, moi fille de Pieds-Noirs, au milieu de cet imbroglio qui cimente mon histoire, de tourmente où jaillit tantôt la nostalgie, tantôt l’amitié ou la rancune..
Au milieu de ces racines qui étaient les miennes et qui parfois m’échappaient. Réelles et imaginaires à la fois et pourtant inscrites en moi.
Ce pays de mes ancêtres, de mes parents ; mirage et réalité, désir et frustration. Etre et ne pas être ; identité par procuration !
Plus tard, pour ne plus être assaillie de questions j’ai du chasser de mon vocabulaire des expressions arabes et pieds-noirs, que j’employais couramment, naturellement, et qui étonnaient certains.
Et quand, dans le moments tardifs et noirs de ma vie, esseulée, dans la détresse, j’ai du, pour survivre, me séparer de choses qui m’étaient chères, je me disais : « Ta grand-mère, elle a tout perdu là-bas ? Elle a pourtant survécu ! Alors tu survivras ! »

Algérie, tu m’a entre autre, apprit le détachement.
Premiers pas vers la sagesse.
La sagesse qui était l’essence même de ma grand-mère.

Mais je portais aussi la plainte des exilés, malgré moi ! A travers ceux que j’aimais, mes parents.
La plainte d’un amour perdu, pour certains trahi.
Mais d’un amour tout de même…Et c’était aussi ma plainte

Le destin m’aida : Comme on n’échappe pas à ses racines, inconsciemment, je démêlais les fils de mon histoire sur la rive méridienne du Grau du Roi.
Cette plainte qui s’étirait en moi, je pu la bercer au contact des gitans ! Elle s’appela Tona.
Car à travers la rumba, quelques accords plaqués ci et là enflammèrent à jamais mon cœur.
Mon âme, insidieusement, avait trouvé son écho, sa mélodie. J’avais trouvé mon cri.
J’avais construit ma propre route à un carrefour où se concentrait l’Algérie, l’Espagne et Toulouse à la fois : Le Flamenco  !

Je retranscris ces poèmes, parce que ma grand-mère me les avait dédiés, pour que nul n’oublie !
Ou que certains apprennent… J’espère que ce petit manuscrit fera son chemin.
Certains de ces poèmes recopiés sont d’une telle splendeur ! Comme celui de cette Pied-Noir qui vient de me faire pleurer sans retenue en le lisant.
Cette Pied-Noir qui dans son exil, a eu le temps d’aimer Toulouse !

Faire des vers ou de la prose, c’est bercer sa peine, alors, écoutons-les, ceux qui viennent de « là-bas ».

Nous sommes tous des exilés de quelqu’un ou quelque part.

       Jeannine Vaquié,
fille et petite fille et arrière arrière petite fille de Pieds-Noirs,
De Mascara (Algérie )

Dernière modification par Jeannine (03-05-2007 23:18:09)


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#4 08-04-2007 19:10:10

Jeannine
Membre

Re : Et les enfant de pieds-noirs ?

Merci à Robert MICHEL qui m'a répondu en m'envoyant une photo de la maison où habitaient mon grand-père et ma grand-mère!
Je suis émue,  contente! C'est très émouvant.
Merci!


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#5 20-05-2007 20:23:12

Vaquié Reine ép. Chabrand
Invité

Re : Et les enfant de pieds-noirs ?

Bonjour,

J'aimerais beaucoup avoir cette photo et de tes nouvelles !
bises Reine

#6 20-05-2007 23:58:51

Jeannine
Membre

Re : Et les enfant de pieds-noirs ?

Oui..........
Pour la photo, tu peux t'adresser à Mr Pierre Rubira, ou Robert Michel, ils se feront un plaisir de te la faire parvenir! Moi, je ne sais pas y faire.

Pour le reste, je réponds en privé.


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#7 04-02-2008 00:18:21

nordine
Invité

Re : Et les enfant de pieds-noirs ?

je suis Français d origine algerienne , j ai 53 ans et je tiens à vous dire combien je suis émus en lisant vos poemes .
Je ne connais pas très bien l Algerie . Je suis   né en France en 1954 ,mes parents étaient originaires de la région de Tlemcen .
Il m arrive  d aller à la découverte de mes racines
Quand  je suis en Algerie je pense souvent aux Français qui ont dû partir contraint et forcés de ce pays qui était aussi leur pays .Quel gachi !!!
Je comprends trés bien votre souffrance .

#8 04-02-2008 00:40:15

Jeannine63
Invité

Re : Et les enfant de pieds-noirs ?

Merci Nordine, mais comme je l'ai écrit, à travers le flamenco, les gitans, j'ai trouvé à exprimer et sublimer cette nostalgie. Comme une réponse à cette nostalgie! La votre me touche!
C'est ma grand-mère qui me manque!
Elle était mon oasis ici-bas!
Mais à 98 ans.......
Je n'ai jamais été en Algérie, mais j'ai été quatre fois à Ajaccio, dont je suis amoureuse, il m'a semblé, la première fois que j'y suis allée, d'avoir un avant goùt, même lointain, de l'Algérie, en "mini".Je dis peut-être des bêtises
oui, on cheche toujours ses racines, même quand on en a pas conscience!
Bonne nuit

#9 04-02-2008 00:42:55

Jeannine
Membre

Re : Et les enfant de pieds-noirs ?

nordine : il y à eu un problème d'identification, c'est Jeannine, j'ai du rajouter 63 pour "passer", mais l'invitée, c'est moi!

Dernière modification par Jeannine (04-02-2008 00:43:50)


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#10 21-08-2008 18:57:34

Jeannine 63000
Membre

Re : Et les enfant de pieds-noirs ?

Bonjour, ne plus envoyer de mail à « Jeannine » mais à « Jeannine 63000 » cause changement de mail d’où changement de pseudo. Les mails à « Jeannine » se perdent. Merci !


"Ils ne savaient pas que c'était impossible alors ils l'ont fait" Marc Twain
http://fleurdecorailpassiongitane.blogspot.com/

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#11 22-08-2008 01:54:28

ghouadni
Invité

Re : Et les enfant de pieds-noirs ?

Bonjour;je suis myriam la fille de ghouadni mahi et de hakem yiamina;ma maman m'as souvent parlée de la famille Moulino de ghriss ou thierville mon  arriere grand pere  et mon grand pére était notaire  a Mascara;Je trouve votre poésie qui détermine tellement notre beau pays ;trés belle et émouvante; poésie qu"est la votre  ou celle de votre grand-mére  je voudrai vous répondre a coup de vers poétique  sur notre terre rouge;m'est je voudrais  savoir si vous allez d'abord
trouver mon méssage;et je souhaiterai de tout coeur que vous me répondiez;merci pour tout

#12 22-08-2008 08:50:08

Jeannine 63000
Membre

Re : Et les enfant de pieds-noirs ?

Bonjour Myriam : Vous ecrivez :

ghouadni a écrit :

poésie qu"est la votre  ou celle de votre grand-mére

Alors que vous avez SOUS LES YEUX  l'auteur du poème c'est à dire :                   J.L. Molinos (Paris) « Ensemble »
..................!!!!!!!!!!  roll

Oui, ma grand-mère, par nostalgie de l'Algerie avait regroupé des poèmes de PIEDS-NOIRS.
J'en ai plein d'autres que je vais poser sur mon blog, avec le nom de l'auteur.. Lol! Pour perpetuer le souvenir et parce-que je ne veux pas que ces poèmes soient perdus, ils sont tellement beaux!

J'ai dejà commençé d'ailleurs (repris mon texte et posé sur mon blog avec d'autres poèmes) merci de votre gentillesse mais bien lire une intervention avant de repondre...:P produit

Tout ma sympathie


"Ils ne savaient pas que c'était impossible alors ils l'ont fait" Marc Twain
http://fleurdecorailpassiongitane.blogspot.com/

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#13 23-08-2008 08:56:43

Jeannine 63000
Membre

Re : Et les enfant de pieds-noirs ?

Re bonjour Myriam smile et smile, je voulais dire que je ne m’attribue pas ce qui est à quelqu’un d’autre !
Bien sûr ce serait avec joie que vous posiez vos poèmes, vos vers, sauf qu’ici ce site est consacré à Mascara spécialement !
Les autres poèmes que j’ai sont de gens qui ne sont, pour la plupart, plus de ce monde maintenant..
Merci…


"Ils ne savaient pas que c'était impossible alors ils l'ont fait" Marc Twain
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#14 27-11-2009 01:52:55

Koriche
Membre

Re : Et les enfant de pieds-noirs ?

salut tout le monde en particulier jeanine,permettez moi de me presenter,je m'appelle toufik  koriche et j'ai 22ans je suis né a masacar et mon pere et mon grand pere sont nés a mascaranj'étais trés surpris d'pprendre l'existance de ce site sur le net.
j'ai admiré ces poemes postés sur ce forumparlant de mascara,en tant que mascarien de souche,je les trouve magnifiques voluptueux et enrobés d'une sensualité séduite par la ville de mascara,trés bien decrit par ta grand mere et remarquablement illustré par ces verres. je vais questionner mon grand pere s'il a connu ta grande mere et je te tiendrais au courant.

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#15 27-11-2009 09:29:52

Jeannine 63000
Membre

Re : Et les enfant de pieds-noirs ?

Bonjour Koriche,
C'est sympa, c'est vrai que je ne viens pas souvent...
Je suis contente que ce petit poème vous ai plu, mais il à été recopié par ma grand-mère, comme je l'ai dit, il n'est pas d'elle.
Moi je n'ai donc pas connu Mascara, et on me dit souvent que mon texte est plus un hommage à Toulouse qu'à Mascara, mais je vous remercie de votre interêt . Bonne continuation... smile


"Ils ne savaient pas que c'était impossible alors ils l'ont fait" Marc Twain
http://fleurdecorailpassiongitane.blogspot.com/

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#16 07-07-2012 05:42:17

GHOUADNI
Invité

Re : Et les enfant de pieds-noirs ?

Jeannine 63000 a écrit :

Re bonjour Myriam smile et smile, je voulais dire que je ne m’attribue pas ce qui est à quelqu’un d’autre !
Bien sûr ce serait avec joie que vous posiez vos poèmes, vos vers, sauf qu’ici ce site est consacré à Mascara spécialement !
Les autres poèmes que j’ai sont de gens qui ne sont, pour la plupart, plus de ce monde maintenant..
Merci…

sélam ralikoum Jeannine
beaucoup de mes ancêtre étaient de MASCARAET  GRHISS TIHERVILLE SISI KADA OUEL MLAH
Mes parents sont de thierville departement Mascara a  Ghriss a l'epoque
Il y a très longtemps que je ne suis pas venus sur ce site
Mais d'un coup mon enfance me reviens;surgis de mon hêtre
Je recherche les origine de mon nom GHOUADNI;mon pere s'appelait Mahi GHOUADNI.son pere Abedelkader;sa mére du nom de jeune fille REFSI
Et du nom de jeune fille de ma mére;était HAKEM yamina;elle travaillais tres jeune dans une ferme dans une famille Espagnol
Connaissez vous ces noms???
Je vous embrasse tres fort Jeannine;ainsi que Raymonde qui se reconnaitra ainsi que son mari;pieds noir je vous aime;Algérie je t'aime tu reste a graver sans cesse dans mon ame.Belle dame

#17 07-07-2012 18:45:36

raymonde a
Invité

Re : Et les enfant de pieds-noirs ?

Miriam , bonjour J'ai été très contente de vous lire.Mon p c a eu un problème et mon carnet d'adresses a été endommagé .C'est pour cela que vous ne recevez plus de message de ma part.Veuillez me contacter soit par téléphone ou bien par émail.  ripoll.boulet@free.fr     A bientôt

#18 05-01-2013 20:41:48

muriel1965
Invité

Re : Et les enfant de pieds-noirs ?

bonsoir a tous,je suis  une fille de  rapatrié pied noir  par mon père, et je suis née en france dans le 66 ! je pense que c est une bonne chose de ne pas oublier l histoire,mais il ne faut pas non  plus s y complaire ! et puis tout le monde a évolué et j ai des amis chez les algériens et un peu partout,et je crois qu il y a des gens extraordinaires de toutes les religions,de toutes les nationalités ! bonne année a tous !

#19 22-01-2013 08:44:24

HERNANDEZ
Invité

Re : Et les enfant de pieds-noirs ?

je suis Lucien HERNANDEZ surnommé gento à Mascara dont l'quipe de foot l'AGSM a eu de très grands joueurs ROBERGEOT, JORRO, GLUET,
les frères RUEDA, RUIZ, HONNORAT, QUILES ET d'autres EL GOTNI, FREHA, NEGUS, GAUCHER, les frères DJAKER. La rivalité avec le gallia GCM
attirait la foule sur ce petit stade MUSELLI. MASCARA, une petite ville dont tout le monde se cotoyait, je l'ai quitté à l'âge de mes 20 étés. Triste
souvenir. j'embrasse tous les Mascaréens et plus partic ulièrement Pierrot RUBIRA que je pense doit toujours oeuvrer pour la mémoire. Merci.

#20 07-05-2013 14:08:23

cantelaube Frédéric
Membre

Re : Et les enfant de pieds-noirs ?

Bonjour
je suis petit fils et fils de pieds noirs  et croyez moi en mémoire de mes grands parents je transmettrais a toute ma famille l'histoire afin que rien ne ce perde!!!!
C'est a nous  de faire en sorte que l'histoire ne ce perde pas !

bien à vous.....

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#21 10-05-2013 00:14:29

hmida de bab ali
Invité

Re : Et les enfant de pieds-noirs ?

pour lucien HERNANDEZ je dirais que le sport est un moyen de rencontre et d'amitié, il y avait deux grandes équipes à MASCARA QUI SONT LE GCM ET L'AGSM la première elle comptait deux francais qui ont endossés le maillot du GCM qui sont VITALIS et KHLIFA LA SECONDE L'AGSM comptait aussi des musulmans que vous avez citer, EL-GOTNI, KHEMLICHE DIT NIGIS HAMOU,FREHA,SAHRAOUI,BIKADI avec comme entraineur le grand MEFLAH AOUED c'était une rivalité saine et trés sportive merci

#22 10-05-2013 00:21:43

moulai ali ahmed
Invité

Re : Et les enfant de pieds-noirs ?

a propos de sport je voudrais bien entrer en contact avec des gens qui ont connus MR GHALEM AHMED LE BOUCHER DE LA RUE PASCAL MUSELLI EX CHAMPION DE BOXE MERCI D'AVANCE

#23 13-05-2013 19:28:46

BENOUGUEF Djamal
Invité

Re : Et les enfant de pieds-noirs ?

Au début du mois de mai,la ville de Mascara a accueilli sur une invitation du Préfet et l'université de Mascara.Monsieur Gilles GATOIRE maire de Clichy;élu local d'obédience socialiste et sa femme native de la ville de Thiersville.Cette invitation entre dans le cadre des échanges et du rapprochement entre l'Algérie et la France.Il a animé une conférence sur le 17 octobre 1961.On a pas eu la chance de le rencontrer ou d'etre invité d'honneur avec sa femme à l'hotel de ville.Ca aurait etre une très bonne initiative d'échanger avec cette grande personnalité,qui est un ami de l'Algerie,des idées ou carrément penser à un jumelage avec la ville de Clichy.Vraiment;on est désolé.Il a été écrit dans la presse que cette noble personnalité est né en 1949,maire de Clichy depuis 1985;conseiller général de la Seine St Denis;il a fait ses études universitaires à Paris dans le 10eme arrondissement;après avoir raté son concours à l'ENA.Il espérait avoir le rang de préfet.Professeur de sciences économiques;il également chercheur au niveau de l'université de Paris et chargé de communication au niveau du CNRS.Monsieur et Madame GATOIRE se sont réjouis de l'accueil qui leur a été réservé par les universitaires et la population de la ville de Mascara.Ils se sont rendus au cimetière Chrétien;ou;ils ont manifesté une grande joie,suite à la réhabilitation de ce lieu de recueillement.Je crois qu'il a des descendants enterrés içi.Comme ;je l'ai signalé dans le début de mon commentaire;qu'on désolé de n'avoir pas eu la chance de rencontrer cet éminent personnage.J'ai voulu mettre au courant nos compatriotes pour qu'ils sachent que leur ville natale a eu le privilège de recevoir cette personne.Peut-etre qu'il y a des gens qui le cotoient.Je vous dis au revoir et à la prochaine.Bien affectueusement.

#24 19-03-2014 20:37:11

trari
Invité

Re : Et les enfant de pieds-noirs ?

a monsieur HERNANDEZ je suis né a mascara ville et j'avais comme voisin FREHA et je me souvient tres bien de cette belle équipe du GCM  je connais LOLO DJAKER que de souvenir c'est bien dommage que des beaux souvenirs c est triste la vie

#25 06-11-2014 17:37:25

se se
Invité

Re : Et les enfant de pieds-noirs ?

cherche nom mme moreno ex dir.ecole

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